Le combat entre Hassan II et Moulay Hicham pour innocenter Omar Raddad

Au lendemain de la condamnation de Omar Raddad en 1994, Hassan II et Moulay Hicham se sont livré bataille pour désigner leur avocat afin de défendre le jardinier marocain, allant même jusqu’à se payer les services de détectives privés. Retour sur cette affaire dans l’affaire encore méconnue.

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En mai 1996, lors d’une visite d’État en France, Hassan II a demandé à Jacques Chirac d’accorder une grâce partielle à Omar Raddad. Crédit: LUKE FRAZZA and - / AFP

Un pauvre jardinier sans histoire accusé du mystérieux meurtre de sa riche patronne, des ténors du barreau de la Côte d’Azur attirés par le procès comme l’abeille par le miel, une enquête judiciaire peu rigoureuse, une opinion publique divisée… le cas Omar Raddad avait de quoi passionner la France. Mais l’intrigue devait prendre fin en février 1994 lorsque le jeune Rifain a été condamné à dix-huit de réclusion criminelle. C’était sans compter sur l’entrée sur scène de nouveaux protagonistes marocains. Et pas n’importe lesquels: Hassan II himself et son neveu Moulay Hicham. Le premier veut maintenir le tonitruant avocat Jacques Vergès, tandis que le prince veut confier le dossier à un autre ténor du barreau, Paul Lombard. Les deux membres de la famille royale croiseront ainsi le fer, allant même jusqu’à engager…

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