Enseignants grévistes: L’interminable bras de fer avec l’Etat

En dépit des engagements pris par l’Etat, les enseignants-cadres des AREF (Académies) continuent à jouer sur le rapport de force avec le ministère de l’Education. Alors que les mouvements de grève s’étalent dans le temps, pour la tutelle, l’heure n’est plus à la négociation, place à la sanction.

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Quelques milliers d’enseignants contractuels se sont rassem- blés, le 23 mars, à Rabat, pour entamer un sit-in nocturne, qui a été dispersé par les forces de l’ordre. Le lendemain, 45 000 personnes manifestaient devant le parlement et ses alentours. Crédit: TNIOUNI

Pas d’issue en vue à la crise des “enseignants-cadres des AREF”. Face à la décision de la Coordination nationale des enseignants “contraints à contracter” (CNECC) de poursuivre la grève pour la quatrième semaine consécutive, le gouvernement a lancé une procédure de révocation “pour abandon de poste”. La décision a été prise dans la nuit du 26 mars par la cellule de crise du gouvernement, présidée par le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Ohtmani, et annoncée par le ministre de l’Éducation nationale, Saaid Amzazi, lors d’un point de presse tenu le 27 mars à Rabat, auquel participait également le Porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

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