Des pages Facebook à l'origine du boycott crient à la censure

Des pages Facebook cumulant des millions d'abonnés, 
et qui avaient appelé au boycott en avril dernier, ont subitement disparu de la Toile. Si certaines sont réapparues, d'autres demeurent introuvables. Celles-ci accusent les “brigades d'Akhannouch” d'avoir “signalé” leur contenu afin d'obtenir leur suspension. La réalité est plus complexe.

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Le projet de loi prévoit notamment la criminalisation de l’appel au boycott commercial sur les réseaux sociaux. Crédit: DR

Depuis une semaine, la “disparition” de plusieurs pages Facebook très populaires au Maroc, qui avaient notamment appelé au boycott des marques Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia en avril 2018, suscite des interrogations. Nombre d’entre elles, qui publient des vidéos amateurs et autres contenus à fort potentiel viral, dont de fausses informations, accusent leur cible favorite, Aziz Akhannouch, d’être derrière ces disparitions. Celles-ci interviennent, en outre, en même temps que la suppression par Facebook de près de 3000 pages liées à la Russie et à l’Iran et que le réseau social qualifie de “trompeuses” et “inauthentiques”. Mais des éléments rassemblés par nos soins discréditent l’hypothèse d’un lien étranger et montrent que les administrateurs de ces pages induisent leurs millions d’abonnés en erreur en décrivant une vague de suppression à laquelle ils seraient totalement…

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