Animation: Michel Ocelot face à ses films

Lors du dernier Festival d’animation de Meknès, Michel Ocelot a présenté son long-métrage Dilili à Paris, récemment auréolé du César du meilleur film d’animation. L’occasion de demander au réalisateur de poser un regard sur l’ensemble de son œuvre.

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Le réalisateur de 75 ans et habitué du FICAM a reçu le César du meilleur long-métrage d'animation en février dernier pour Dilili à Paris. Crédit: Zniber Lina

Quelques compliments sur son œuvre suffisent à l’émouvoir. “Je me suis tellement investi ! C’est un conte de fées qui m’est arrivé”, souffle, ému, Michel Ocelot. L’humilité est là, déroutante compte tenu de l’envergure du réalisateur adulé par des générations d’enfants devenus à leur tour parents. Depuis le succès phénoménal de Kirikou, le papa du célébrissime petit héros africain se distingue dans l’univers de l’animation mondiale. Il est ainsi devenu un porte-flambeau de la “French Touch” dans le dessin animé, travaillant de préférence en solo pour rester fidèle à son univers artistique. “J’ai été insulté, mais je n’ai jamais dévié, encore moins obéi. Ce n’est pas à mon âge que je changerais de méthode”, nous confie cet irréductible, longtemps critiqué avant d’embrasser le succès, et récemment auréolé du César du meilleur film d’animation pour son dernier long-métrage Dilili à Paris, sorti en…

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