Abdellah Taïa: “Sous prétexte de protéger les femmes, la question du voile renforce l’islamophobie en France”

Telquel

Smyet bak ?

Mohamed Taïa.

Smyet mok ?

M’Barka Allali.

Nimirou d’la carte ?

AB112057.

En quoi cette carte d’identité marocaine est-elle encore utile pour vous ?

Pour prouver que je suis encore marocain malgré les vingt ans passés à Paris. Plein de gens considèrent que j’ai trahi le Maroc. Je répète, là, ce que certains Marocains disent de quelqu’un comme moi.

Vous venez de publier un nouveau roman, ‘La Vie lente’ (Editions du Seuil), que vous présentez comme un “roman de rupture”. Qu’est-ce que ça veut dire au juste ?

Je suis passé par tellement de moments de folie et d’auto-exclusion, comparée à l’exclusion dans laquelle je suis né d’office. Le roman pousse toute cette folie et cette exclusion à un point de rupture totale : avec soi-même, avec la France et avec la vie telle que je la présente jusqu’à aujourd’hui dans mes livres. C’est comme s’il fallait tuer quelqu’un en ce moment pour passer à autre chose.

C’est d’ailleurs l’histoire du héros du roman. C’est donc votre vie que vous racontez à travers ce personnage…

J’ai toujours maintenu dans mes romans, d’une manière…

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