L'ONSSA va fixer une nouvelle limite maximale de pesticides dans le thé

Dans l'édition du 25 mars, Al Akhbar publiait un document de l'ONSSA à l'attention du président de l'association des industriels de thé au Maroc. Ce dernier annonçait les nouvelles mesures concernant les “limitations maximales de résidus” dans le thé vert importé de Chine. Une nouvelle mesure sanitaire qui fait suite aux révélations de TelQuel l'an dernier.

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Dans le journal Al Akhbar du 25 mars, un aperçu de document a été publié à la troisième page. Daté du 27 février 2019, ce dernier provient de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et annonce les nouvelles LMR (limitations maximales de résidus) concernant les pesticides présents dans le thé vert chinois commercialisé au Maroc.

Ces normes entreront en vigueur, selon le document en question, à partir du 1er juillet 2019. On peut également  voir que cette note de l’ONSSA est adressée au président de l’association des industriels de thé au Maroc. Contactée par TelQuel, la communication de l’ONSSA n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.

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Cette nouvelle mesure sanitaire sur la restriction des pesticides dans le thé vert de Chine n’est pas le fruit d’un hasard. Entre décembre 2017 et janvier 2018, TelQuel avait mené une enquête sur les pesticides présents dans les thés du Maroc. Le résultat des analyses effectuées sous le contrôle d’un huissier était implacable. Pas moins de 29 pesticides différents avaient été détectés dans l’ensemble des échantillons fournis.

L’enquête révélait également que les normes sanitaires en termes de limitation des pesticides dans les thés étaient basées sur des normes chinoises, en l’absence de normes marocaines. Les résultats démontraient également qu’en raison de ses fortes concentrations de pesticides, le thé vert chinois commercialisé auprès des clients marocains par les marques Sultan, Baroud, Al Hafla, Al Mesk, Hadya Marbouha et autres, ne pourrait en aucun cas passer les contrôles européens.

Les proportions de pesticides pouvant être jusqu’à 150 fois supérieures au seuil européen autorisé, le thé vert chinois ne répond pas au Codex Alimentarius, référentiel international établi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En avril 2018, suite à l’alerte lancée par cette enquête, la Fédération nationale des associations du consommateur (FNAC) affichait sa volonté de saisir le procureur du roi.