Unis dans le déni

Par Aicha Akalay

Les voilà tous réunis, les chefs de parti de la majorité gouvernementale. Début mars, après quatre mois de fâcheries et d’attaques, ils décident de se parler. Ou plutôt d’éviter de se disputer. Pour la forme. Car sur le fond, les dossiers urgents n’avancent pas, faute de cohésion. La loi-cadre sur l’enseignement, sur laquelle de minces espoirs reposent, est bloquée par le parti du Chef du gouvernement. Autour de la table, l’un des membres de la majorité rappelle à Saâd-Eddine El Othmani que les formulations adoptées pour cette loi ont été validées avec Driss Azami Al Idrissi, président du groupe parlementaire PJD. Mais malgré cette concertation, le parti islamiste s’est rétracté et l’adoption des langues étrangères pour les matières scientifiques n’est donc toujours pas d’actualité. Saâd-Eddine El Othmani se perd en explications peu convaincantes, lui qui a présenté cette loi au parlement. Perspicace, Driss Lachgar sort l’attaque ad hominem pour convaincre, en rappelant que l’épouse de Abdelilah Benkirane a étudié à la Mission française. Une attaque qui ne fait évidemment pas avancer le débat puisque le SG du parti de la…

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