L'armée de Gaïd Salah, juge de paix ou atout du "système" ?

Après quatre semaines de mobilisation en Algérie contre le “système”, le scénario d'un dénouement apparait aussi flou et volatile que les déclarations du général Gaïd Salah, voix et visage de l’armée algérienne qui est amenée à choisir : supportera-t-elle son président ou basculera-t-elle du côté des manifestants ? 

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Des manifestants algériens se protègent derrière des barrières de fortune contre l’assaut des forces de l’ordre, le 1er mars à Alger. Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaid Salah, a averti que celle-ci serait la garante de la “sécurité” et la “stabilité”. Crédits : RYAD KRAMDI / AFP Crédit: RYAD KRAMDI / AFP

Dans une Algérie mobilisée pour “la chute du système” depuis quatre semaines, l’armée nationale populaire (ANP) loue “son appartenance à ce peuple brave et authentique”. Pourtant, au lendemain du 22 février, date du lancement du mot d’ordre de la première marche contestataire en Algérie, son chef d’état-major, le général Gaïd Salah, vilipendait les manifestants, mettant en garde contre des appels  poussant des Algériens “égarés” vers des sentiers “douteux et peu sûrs”. Il avait également averti ceux qui “veulent ramener” le pays vers la décennie noire, marquée par la guerre civile, en rappelant que l’armée restait le “garant de la stabilité et de la sécurité” et était “engagée à garantir” la sécurité de la présidentielle. Retournement de veste ou dédramatisation ? Depuis le début du mouvement, celui qui est devenu le visage et la voix du pouvoir…

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