Classe moyenne, la peur du déclassement

Prise en tenaille entre fins de mois difficiles et besoin de s’affirmer socialement, la classe moyenne est engluée dans une situation financière où elle doit s’endetter pour accéder au confort désiré.

Par et

Telquel

Cherté de la vie, effritement du pouvoir d’achat, vie à crédit, pression fiscale, coût de l’enseignement privé et de la santé privée… la litanie des complaintes de la classe moyenne est longue. “Je suis divorcée avec deux enfants à charge, en âge de rentrer en maternelle. Je m’en occupe seule car leur père les a abandonnés et ne me verse aucune pension. Je travaille dans le secteur bancaire et touche un salaire de 15.000 dirhams alors que j’ai un bac + 5 en management, soupire Sarah*, 36 ans, cadre bancaire. Je paie 7000 dirhams d’école privée, soit 3500 dirhams par enfant. La traite de mon appartement est de 1000 dirhams. Mon salaire est donc englouti juste avec les charges fixes.”

“La classe moyenne a un niveau d’incertitude élevé”

Larabi Jaidi, économiste
Comme elle, de nombreux cadres supérieurs dont TelQuel a recueilli les témoignages se plaignent de cette vie…

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