Classe moyenne: des fins de mois difficiles

Classe moyenne: des fins de mois difficiles

Des membres de la classe moyenne témoignent de leurs difficultés à vivre correctement. Forcés de calculer au plus près chaque dépense.

Par et

SHUTTERSTOCK

Younès, 39 ans. Marié, trois enfants. Employé dans un call-center à Casablanca. Vit à Berrechid.

“J’ai étudié à la Mission et poursuivi mes études jusqu’à obtenir un diplôme de technicien spécialisé dans le génie informatique. Mais vu l’absence d’opportunités dans le secteur, je travaille aujourd’hui dans un centre d’appels. Ma femme est au foyer et s’occupe de nos trois enfants. Mes parents vivent avec nous dans le même appartement. Ma femme, mes trois enfants et moi occupons une chambre. Ma mère, l’autre chambre. Et mon père dort dans le salon.

Mes charges dépassent les 5500 dirhams, le seul salaire familial. Je suis contraint de dépenser 400 dirhams par jour, c’est juste impossible. Aucune équation ne peut résoudre cela. Aussi, pendant mes jours “off”, j’ai pris un deuxième travail. J’achète et je revends des fruits et légumes. J’ai fait des études, mais je me retrouve dans l’obligation d’être vendeur ambulant sur mon temps libre pour dépanner. Par mois, je peux me faire jusqu’à 9000 dirhams. Le prix à payer, c’est l’absence de repos.

Je me serre la ceinture. Mais il...

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