L'année du boycott, Oulmès prévoit "une baisse très significative de ses résultats"

Oulmès prévoit “une baisse très significative” de ses résultats en 2018  

Le groupe des Eaux minérales d’Oulmès, dirigé par Miriem Bensalah, annonce dans un profit warning que ses résultats annuels seront impactés par “la crise ayant visé la marque Sidi Ali” en 2018.

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Yassine Toumi/TelQuel

Les Eaux minérales d’Oulmés, propriétaires de la marque Sidi Ali, ont annoncé le 7 mars dans un communiqué “une baisse très significative de ses résultats pour l’année 2018”. La société attribue cette baisse à “la crise ayant visé la marque Sidi Ali”, ainsi que la “conjoncture sectorielle marquée par un recul des ventes d’eau en bouteille de plus de 10 % en valeur au niveau national”.

À partir d’avril 2018, la marque Sidi Ali a fait l’objet d’un appel au boycott anonyme, au même titre que les produits laitiers de Centrale Danone et des stations-service Afriquia. Cotés à la bourse de Casablanca, les groupes des Eaux minérales d’Oulmès et Centrale Danone ont régulièrement communiqué sur les effets de cette campagne sur leurs résultats financiers. Le 5 mars, Centrale annonçait d’ailleurs un chiffre d’affaires en baisse de 27 % par rapport à 2017, et une perte de 538 millions de dirhams pour 2018.

Non cotées, les stations Afriquia n’ont quant à elle jamais communiqué sur les effets du boycott. Interrogé par Jeune Afrique, Aziz Akhannouch, l’un des actionnaires de référence de la société, s’est pour la première fois exprimé sur le sujet en affirmant : “le phénomène a touché l’économie marocaine dans son ensemble […] Heureusement, notre tissu productif a su faire preuve de résilience, et nous sommes sortis plus forts de l’épreuve”.

Pour les Eaux minérales d’Oulmès, ces résultats en baisse “succèdent à une période d’importants investissements en matériels et équipements prévus dans le plan initial de développement” de la société. En conséquence, “Les Eaux minérales d’Oulmès prévoient une baisse de ses niveaux d’activité ainsi qu’une dégradation de ses niveaux de marge pour l’exercice 2018”, poursuit le communiqué.

Le document rappelle également que “pour limiter l’impact de la situation difficile qu’a traversée la société, le management de celle-ci poursuit le déploiement de sa stratégie visant à adapter son offre produits à l’ensemble des consommateurs marocains”. Une bouteille de 2 litres de Sidi Ali a ainsi été mise sur le marché au prix de 6 dirhams. Par ailleurs, le groupe a lancé en 2018 une gamme “Oulmès Bulles Fruitées”, et a noué un partenariat avec le Groupe SUNTORY BEVERAGE & FOOD (SBF) pour mettre en vente les boissons “Banga”.

Conscient que l’année 2018 a été marquée par des évènements à caractère exceptionnel, le management des Eaux minérales d’Oulmès demeure serein quant à ses perspectives futures de croissance, et vise à améliorer progressivement ses niveaux de rentabilité”, conclut le communiqué.

A la Bourse de Casablanca, le cours des actions de la société, un temps marqué à la baisse en juin 2018, a renoué avec la hausse depuis novembre dernier.

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