Moumen Smihi, un intellectuel du cinéma

Le réalisateur tangérois filme la société arabe contemporaine depuis plus de quarante ans. Pour TelQuel, il revient sur ses influences et livre ses réflexions sur le cinéma, l’islam et le rôle des intellectuels. Rencontre avec un monument du cinéma marocain.

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Il est l'une des figures majeures du cinéma marocain. Crédit: AFP

Un mardi pluvieux de janvier, à Paris, le réalisateur de 73 ans, coiffé d’un béret, nous reçoit, souriant et jovial, dans son studio de cinéma, une petite scène nichée dans une ruelle du centre de la capitale. C’est dans cette salle qu’il a filmé les entretiens pour Avec Taha Hussein, son documentaire sur le grand homme égyptien, qui n’a pas encore été diffusé. Avec onze longs-métrages à son actif, Moumen Smihi est, aux côtés de Hamid Bennani, Mohamed Abderrahman Tazi, Jilali Ferhati et Ahmed Maânouni, l’une des figures majeures du cinéma marocain. Le prodige du Septième art se fait connaître en 1975 avec son premier long-métrage, Chergui ou le silence violent, le drame d’une Tangéroise qui s’essaye à la sorcellerie pour empêcher son mari d’épouser une seconde femme. La consécration arrive avec Caftan d’amour, sorti en 1989, une histoire d’amour…

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