Informaticiens : la pénurie des cerveaux n’est pas due à leur fuite

Informaticiens : la pénurie des cerveaux n’est pas due à leur fuite

Par Amine Azariz

« 600 ingénieurs quittent le Maroc chaque année, » lit-on dans la presse. Politiques, directeurs de ressources humaines, patrons d’entreprises, le sujet est sur toutes les lèvres. Des départs qui commencent à inquiéter, au point de pousser un grand groupe d’informatique français, Atos, à annuler son événement de recrutement prévu ce mois-ci à Casablanca. Les réseaux sociaux lui reprochent de venir « voler » nos talents. On parle d’une réelle fuite des cerveaux qui met en péril la transformation digitale des entreprises marocaines, déjà bien en retard. Mais en réalité, si les chantiers numériques du pays n’avancent pas, ce n’est parce que les ingénieurs quittent le pays. Ce qu’on voit aujourd’hui n’est que la partie visible d’un mal bien plus grand : le Maroc ne produit pas assez d’informaticiens et le peu qu’il produit n’est pas destiné aux entreprises marocaines… mais à l’offshore.

Tout a commencé il y a plus de 10 ans avec le lancement du programme de promotion de l’offshore au Maroc, un des piliers du Plan Émergence 2006. On voulait faire du pays une...

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