Zakaria Boualem et l'aéroport Mohammed V

Zakaria Boualem et l'aéroport Mohammed V

Par Réda Allali

La scène se déroule à l’aéroport Mohammed V, à Casablanca, au bureau des bagages. Zakaria Boualem a perdu sa valise, il est grognon. La phrase précédente a été écrite automatiquement, et elle pourrait laisser penser que notre homme porte une part de responsabilité dans son infortune. Il faut donc la réécrire sans plus attendre: la compagnie aérienne à qui notre héros a confié son bagage l’a perdu, voilà qui est plus clair. Il faut préciser que notre homme est grognon, mais pas énervé. Il fait partie de ces individus tellement stressés par le transport aérien qu’ils considèrent le simple fait d’arriver à bon port comme une sorte d’exploit, avec ou sans valise. Sacro-sainte sécurité!

Dès qu’il pénètre dans un aéroport, il se met en état de soumission psychologique, il se prépare à souffrir. Il accepte donc les sandwichs triangle sans goût et hors de prix, les mesures de sécurité absurdes, les doubles contrôles de tampons, les attentes interminables, les sièges introuvables, et toutes les petites vexations qu’on réserve aux voyageurs de l’air. Il est d’ailleurs étonnant de constater la passivité...

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