Najib Refaif: “Il m’est arrivé, assez souvent, d’écrire sur rien”

Najib Refaif: “Il m’est arrivé, assez souvent, d’écrire sur rien”

RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Smyet bak ?

Bouazza.

Smyet mok ?

Safia.

Nimirou d’la carte ?

A 20 93 23.

Vous avez choisi de devenir journaliste culturel car il était impossible de parler de sujets politiques…

“Je me suis “planqué” dans la culture pour échapper au bruit et à la fureur des choses de la politique”

Najib Refaif

C’est vrai que je me suis “planqué” dans la culture pour échapper au bruit et à la fureur des choses de la politique. J’avais pourtant étudié les sciences politiques à la fac de droit de Rabat. Mais cela relevait de la science-fiction dans ces années 1970 de ma jeunesse rêveuse et impécunieuse. Un jour, en cherchant un boulot pour gagner ma vie, j’ai commencé à faire du journalisme, par hasard. Ou par nécessité. Rien ne me prédestinait à cette profession qui n’en était pas une en ces temps difficiles. J’ai traversé cette époque improbable en passant entre les gouttes et en me préservant d’un certain nombre de choses. J’ai lu, j’ai vu et j’ai regardé passer ce temps marocain si particulier. Et j’ai écrit, beaucoup et toutes sortes...

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