Nasser Zafzafi transféré à l'hôpital après une blessure à Oukacha

Nasser Zafzafi transféré à l'hôpital après une blessure à Oukacha

D'après l'administration pénitentiaire, Nasser Zafzafi «s'est infligé lui-même une blessure» afin de «semer le trouble et l'anarchie» dans les rangs des autres détenus du Hirak.

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Crédit : Yassine Toumi/TELQUEL

Le leader du Hirak, Nasser Zafzafi, a été transféré samedi à l’hôpital universitaire Ibn Rochd de Casablanca «pour recevoir les soins nécessaires à cause d’une enflure de la main résultant d’une blessure qu’il s’est infligée par lui-même», indique un communiqué de l’administration pénitentiaire relayé par la MAP.

D’après la même source, Nasser Zafzafi «a demandé des soins à cause de douleurs qu’il a dit sentir au niveau de l’un de ses pieds», ajoutant que «lorsque l’infirmier s’apprêtait à apporter ces soins, le détenu a jeté les équipements de soins et s’est volontairement blessé en frappant sa main par l’extrémité d’un bureau, réclamant la présence du directeur et du médecin et alléguant que les soins qu’il a reçus étaient insuffisants».

Selon l’Administration pénitentiaire, ce comportement «visait à semer le trouble et l’anarchie», puisque par la suite, «nombre de détenus« du Hirak d’Al Hoceïma «ont refusé de regagner leurs cellules», obligeant l’administration de la prison d’Oukacha à intervenir
«pour imposer l’ordre et ordonner le transfert du détenu (Nasser Zafzafi, NDLR) à l’hôpital», en attendant «de prendre les mesures disciplinaires nécessaires à l’encontre des contrevenants». Le communiqué de la DGAPR rappelle également que l’administration de la prison a transféré Nasser Zafzafi à plusieurs reprises à l’hôpital, à sa demande, «pour réaliser des examens spécialisés sur certaines de ses articulations inférieures».

Contacté par Akhbar Al Yaoum, le père du leader du Hirak, a assuré que son fils «fait l’objet de provocations et de harcèlement dirigés à l’intérieur de la prison», et ce «depuis qu’il a appelé à l’organisation d’une marche populaire». Ahmed Zafzafi affirme qu’on lui a « interdit » de rendre visite à son fils « pour des raisons inconnues, contrairement aux familles des autres détenus du Hirak», peut-on lire dans l’édition du lundi 28 janvier du quotidien arabophone.

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