Infantino à Marrakech : "Rien n'interdit" une candidature Maroc-Espagne-Portugal au Mondial 2030

Infantino à Marrakech : "Rien n'interdit" une candidature Maroc-Espagne-Portugal

Candidature transcontinentale Maroc-Espagne-Portugal pour l'organisation du Mondial 2030, passage à un format de 48 équipes dès 2022, un Mondialito à 24 équipes... voici l'essentiel de l'intervention de Gianni Infantino à Marrakech.

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Techniquement, « rien n’interdit » une candidature transcontinentale Maroc-Espagne-Portugal pour l’organisation de la Coupe du monde 2030. L’affirmation vient du patron du football mondial, Gianni Infantino qui s’exprimait lors de la conférence de presse de clôture du 3ème Sommet exécutif de la FIFA à Marrakech, ce jeudi 17 janvier. « En 100 ans, une Coupe du monde ne s’est jamais organisée entre deux continents. Mais dans les statuts de la FIFA, rien n’interdit cela. Il n’y a aucun problème sur le plan statutaire », a affirmé Gianni Infantino, précisant que « l’hôte du Mondial 2030 sera connu dans quatre ans ».

Lors d’une visite au Maroc en novembre 2018, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, avait proposé au royaume de soumettre une candidature conjointe, aux côtés du Portugal, pour le Mondial 2030. Une idée qui ne plaît pas au président de l’instance footballistique européenne, Aleksander Ceferin. « Je ne suis pas en faveur d’une candidature entre différentes confédérations pour être honnête », avait lâché le chef de l’UEFA, lors d’une conférence à Dublin, début décembre 2018. Pour lui, « ce n’est pas aux politiciens de dire s’ils seront les hôtes des Euros ou de la Coupe du Monde ou non ».

Une Coupe du monde à 48 équipes dès 2022 ?

Gianni Infantino est également revenu sur la possibilité d’un passage du format de 32 à 48 équipes dès la prochaine Coupe du monde au Qatar. « Nous avons discuté de cette possibilité avec les qataris, qui se sont montrés très ouverts », a-t-il assuré. Mais le Qatar n’ayant pas prévu assez de stades pour 16 équipes de plus, le Qatar sera amené à collaborer avec ses voisins. « Vous connaissez mieux que moi la situation politique dans le Golfe. L’idée serait de faire jouer quelques matches dans les pays limitrophes », a-t-il ajouté, promettant qu’une décision sera prise en mars ou en juin prochains. Le Golfe vit depuis juin 2017 une crise diplomatique opposant le Qatar à l’Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis ainsi que le Bahreïn et l’Egypte.

Ses plans pour une Coupe du monde des clubs plus « juste »

« Il n’est pas juste qu’Al Aïn (champion des Emirats ayant participé à la dernière Coupe du monde des clubs, ndlr) doive jouer quatre matches pour arriver en finale, alors que le Real Madrid n’en ait à jouer qu’un seul, ce n’est pas correct », a reconnu Gianni Infantino, qui a réitéré son désir de « faire de la Coupe du monde des clubs une vraie Coupe du monde ». Selon lui, un des formats envisageables serait une compétition à « 24 équipes de tous les continents ». Un format qui n’est pas du goût de l’UEFA, qui y voit une menace à l’attractivité financière de sa compétition majeure, la Ligue des champions.

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