Coup d'Etat dans l'eau

Un groupe de jeunes militaires a pris le contrôle de la radio nationale gabonaise, lundi 7 janvier. Une tentative de coup d’Etat avortée dans l’œuf qui en dit long sur les maux du pays des Bongo.

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Le 7 janvier, des militaires gabonais se sont emparés de la radio nationale.

Lundi 7 janvier, au matin. Tous nos coups de fil vers le Gabon, indicatif +241, se soldent par un échec. Bip-bip-bip, et puis plus rien. Les journalistes sur place n’ont pas tweeté depuis des heures. Internet a été coupé, Radio Gabon forcée au silence. À l’aube, des militaires gabonais, flanqués de bérets verts, fusil d’assaut serré contre le thorax, se sont emparés de la radio nationale pour annoncer la mise en place imminente d’un “conseil national de la restauration”. C’est le jeune commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR) Ondo Obiang Kelly qui parle avec la verve d’un putschiste. L’illustre inconnu de 28 ans, produit du Prytanée militaire de Libreville, se présente comme le président d’un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS). “Nous ne pouvons abandonner la patrie”, lâche-t-il, jugeant les institutions “illégitimes et illégales” et soulignant…

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