CDG, un mastodonte en quête de sens

Pour les magistrats de la Cour des comptes, le salut de la CDG passera irrémédiablement par un recentrage immédiat sur ses métiers de base. Une stratégie déjà actée par le nouveau management de la vieille dame de Rabat.

Par

Le directeur 
général 
de la CDG, 
Abdellatif 
Zaghnoun. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Absence d’une instance de prise de décision, concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne, balkanisation des filiales, absence d’une vision stratégique claire pour plusieurs secteurs… la Cour des comptes a publié, lundi 7 janvier, un rapport où elle tire la sonnette d’alarme sur les multiples insuffisances de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Le rapport de la Cour des comptes évalue les trois derniers plans stratégiques de la Caisse (2007-2010, 2008-2012, 2011-2015), et ne concerne pas le plan 2017-2022, le premier élaboré sous l’actuel directeur général, Abdellatif Zaghnoun, arrivé en janvier 2015. Dans le document de 97 pages, les magistrats de la Cour reprochent essentiellement à la CDG l’absence d’un “dispositif de gestion des risques à l’échelle du groupe”, entre autres griefs.

Une gouvernance à la traîne

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