Imlil ou la formule du mal

Imlil ou la formule du mal

Par Réda Dalil

Elles s’appelaient Louisa et Maren, elles étaient belles, elles étaient jeunes, elles sont mortes, égorgées par quatre fanatiques. La tragédie d’Imlil, petit hameau perdu dans la province d’El Haouz, sonne comme un coup de semonce, un énième rappel que parmi nous, rôde, tapie dans l’ombre, une idéologie mortifère. Celle-ci essaime, se démultiplie, engrange chaque jour son lot d’adeptes. Dévoilant son visage criminel par intermittence, elle n’en est pas moins prégnante, omniprésente. Elle bruisse sous terre, on la subodore, elle nous colle à la peau.

Il suffit de faire quelques pas le long des trottoirs décatis d’une rue marocaine pour sentir une violence chauffée à feu doux qui se traduit par des visages fermés, des barbes qui s’allongent, des regards d’acier qui toisent les impies, les femmes non voilées, les heureux, les étrangers, les couples qui s’aiment. Cette rage qui couve et dont on a excité le combustible dans l’âtre de l’ignorance programmée, l’école et ses manuels, indique l’au-delà comme unique salut, fabrique des moralisateurs spartiates dont la haine de l’autre et de soi prépare inexorablement au passage à l’acte.

L’abject.

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