Drame de Bouknadel : Jusqu'à 110 millions de dirhams pour les victimes

Lors d’une audience tenue le 4 décembre, l’ONCF a répondu pour la première fois présent au procès du conducteur du train ayant déraillé à Bouknadel le 16 octobre dernier. Au cœur des débats : l’indemnisation des victimes de l’accident.

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Tniouni/TelQuel

La cinquième audience du procès de Larbi Rich, conducteur du train ayant déraillé à Bouknadel le 16 octobre dernier, s’est tenue le mardi 4 décembre au tribunal de première instance de Salé. Pour la première fois depuis le déclenchement de l’action judiciaire, l’Office national des chemins de fer a répondu présent, à travers son représentant qui «a soumis son mémoire au juge, tout en réclamant l’intervention de Wafa Assurance, son assureur», indiquent nos confrères de Medias24.

L’ONCF a ainsi déposé une attestation d’assurance valable du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018 à minuit. La garantie «pour les dommages corporels, matériels et immatériels», est limitée à 110 millions de dirhams, précisent nos confrères qui détiennent une copie du contrat d’assurance entre Wafa Assurance et l’ONCF, ajoutant que, selon le document en question, «l’ONCF est assuré contre les conséquences pécuniaires  de sa responsabilité civile en raison d’accidents causés aux tiers». Cela signifie donc que l’assureur de l’Office peut indemniser les victimes à hauteur de 110 millions de dirhams en fonction du jugement rendu par la justice.

Lors de cette audience, sept blessés et ayants droit des victimes décédées se sont constituées partie civile, une décision qui a poussé le président de la cour à accorder un délai à ces victimes en reportant le procès au 11 décembre prochain.

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