La chute de Carlos Ghosn impactera-t-elle le Maroc ?

Depuis le 19 novembre, le PDG de Renault est détenu dans une prison près de Tokyo. Son arrestation est le point de départ d’un imbroglio économique et diplomatique. Quelles pourraient-être les répercussions sur le Maroc, qui abrite l’un des plus gros sites au monde du groupe automobile français ?

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Le roi Mohammed VI reçoit le ministre de l'Industrie et le PDG de Renault, le 25 octobre 2018 à Marrakech. Crédit: MAP

Entre Carlos Ghosn et le Maroc, c’est une histoire d’amour. Que cela soit en vacances dans les régions sud-atlantiques ou en visite officielle à l’usine Renault de Tanger, le tout-puissant patron de la marque au losange y est toujours accueilli comme un chef d’État. Il faut dire que l’usine Renault de Tanger, c’est lui. Signé en 2007 et inauguré en 2012, le mastodonte de l’industrie automobile au Maroc, qui produit une voiture toutes les minutes, s’est classé parmi le top 5 des sites Renault dans le monde. Un projet qui n’était pourtant pas gagné d’avance. La crise financière de 2008 laisse Renault en difficulté, essoufflé. Le groupe n’a plus les moyens d’investir les 700 millions d’euros prévus pour le projet. Crise de panique. Le roi souffle à Mustapha Bakkoury, directeur de…

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