Maghreb, la grande saga du raï

S'il est tombé dans les oubliettes médiatiques, le raï ne cesse de résonner, telle une rengaine lancinante, aussi bien dans les bars de Casablanca que dans les mariages oranais ou les cabarets orientaux de la région parisienne. De la voix gutturale de Cheikha Rimitti aux refrains sirupeux de Cheb Hasni en passant par les mélodies inimitables de Khaled, zoom sur un patrimoine musical à la fois transgressif et mainstream, porté par une jeunesse assoiffée de liberté.

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Surnommé “le King”, Khaled a réinventé les codes avec “Shab El Baroud”, qui cartonnera 
en Algérie avant de franchir les frontières marocaines et tunisiennes. Crédit: FETHI BELAID / AFP

Liberté, égalité, fraternité… et danse”. C’est en ces termes que le chanteur algérien, Rachid Taha, décédé en septembre dernier, décrivait la philosophie du raï. Une phrase surprenante qui reprend la devise de la France. Et résume, à elle seule, la portée de ce genre musical né à Oran au début du XXe siècle, que l’on peut traduire par “jugement”, “opinion” ou encore “destinée”. Les péripéties traversées par le raï et ses acteurs résonnent étrangement en ces temps troublés. Comme la joie, qui émane de cette musique portée par une jeunesse assoiffée de liberté, ne cesse de susciter la nostalgie. Toute une saga, qui a…

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