Effondrement

Par Fatym Layachi

Ce midi, tu es invitée à déjeuner chez ta tante. C’est samedi, c’est l’automne et il fait très beau. Cette année, octobre ne tient pas encore sa revanche comme le chante Cabrel. Tes lunettes de soleil vissées sur ton visage encore légèrement hâlé, portières bloquées et musique qui couvre le brouhaha de la ville, tu conduis vers chez ta tante. Assez rapidement, tu te retrouves coincée dans un embouteillage. Tu trouves ça bizarre, c’est samedi. Il n’est pas censé y avoir d’heure de pointe, et pourtant ça roule mal, très mal. Tu as fait quatre cents mètres en quinze minutes. La circulation sur les grandes artères est à l’arrêt. Tu tentes de passer par des petites rues, c’est le bordel. Tu retournes sur un boulevard. Tu es au milieu d’un embouteillage monstrueux. Ça fait quatre fois que le feu passe au vert et ça fait quatre fois que tu n’avances pas.

Un morceau de pont est tombé sur l’autoroute

Fatym Layachi
Des mecs descendent de leur voiture pour gueuler. Les rails du tram sont annexés par des voitures. C’est complètement chaotique.

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