Irene Bono : "Les mécanismes de l'exclusion sociale sont un produit de l'administration coloniale"

Maître de conférence à l’Université de Turin et chercheuse associée au CRESC de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat, Irene Bono estime que les problématiques d’inclusion au marché du travail ne sont pas tant liées à une classe d’âge, la jeunesse, mais 
à une question plus large, celle des inégalités sociales dont les origines remontent au protectorat.

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Irene Bono est maître de conférence à l’Université de Turin et chercheuse associée au CRESC de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat. Crédit: DR

Le 20 août dernier, le roi rappelait la nécessité de placer la jeunesse au cœur du nouveau modèle de développement du pays. Le 1er octobre, il a donné trois semaines à une commission présidée par Saâd-Eddine El Othmani pour élaborer et proposer un programme pour l’application immédiate de la mise à niveau de l’offre de formation professionnelle. Néanmoins, Irene Bono, maître de conférences à l’Université de Turin et chercheuse associée au CRESC de l’Université Mohammed VI Polytechnique à Rabat, considère que cette démarche n’est pas suffisante, les difficultés d’inclusion au marché du travail n’étant pas tant liées à une classe d’âge, la jeunesse, mais plutôt aux inégalités sociales, selon elle. L’auteure de « La démographie de l’injustice sociale », publiée en 2015 dans L’Etat d’injustice au Maghreb, estime…

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