Le geste spiritualiste de Najia Mehadji

La plasticienne franco-marocaine puise dans la poésie, la musique 
et la danse soufies pour nous proposer des œuvres spiritualistes 
et minimalistes où le geste est roi. Sa cosmogonie toute personnelle emprunte également beaucoup à l'esthétique zen japonaise.

Par

Vague, Acrylique sur toile. Le geste est exécuté d'un seul trait, sans possibilité de repentir. La cosmogonie de Mehadji emprunte clairement à l'esthétique zen japonaise.

Un vieux souvenir. C’était à la toute fin des années 1980. Nous étions étudiants en art quand, en parcourant Beaux-Arts magazine, nous sommes tombés, en arrêt, devant une pleine page consacrée à une certaine Najia Mehadji, peintre franco-marocaine de son état. Quelle fierté ! D’autant que le mensuel français était pour nous — est toujours — LA publication de référence en matière d’art international. Depuis, nous ne l’avons plus perdue de vue. C’est dire si cette artiste-peintre reconnue a rapidement trouvé sa place et sa voie. Au terme de trente ans de carrière, l’œuvre de l’artiste se voit d’ailleurs aujourd’hui couronnée d’une belle rétrospective, occupant pas moins d’une dizaine de salles du Musée d’art moderne de Céret, en France, dans les Pyrénées Orientales. La rétrospective dure jusqu’au 4 novembre. Parallèlement, elle montre, à la Galerie L’Atelier 21, à Casablanca, ses récents travaux, sous l’intitulé “L’invention du geste”….

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