Bochra Belhaj Hmida : "En Tunisie, le débat sur l'égalité dans l'héritage est souvent malhonnête"

Militante, avocate et députée, elle est la figure de la réforme sur l’égalité dans l’héritage en Tunisie, annoncée par le président Béji Caïd Essebsi le 13 août dernier. Elle explique le travail de la commission qu’elle a présidée, décrypte les enjeux du débat et livre son analyse de l’évolution des libertés individuelles au Maghreb.

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AFP

Le 13 août 2018 restera gravé dans la mémoire de Bochra Belhaj Hmida. 62 ans après la promulgation du Code du statut personnel, date considérée en Tunisie comme une “fête de la femme”, le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, décide de soumettre au parlement un projet de loi sur l’égalité homme-femme dans l’héritage. Une proposition issue du travail de la commission des libertés individuelles et de l’égalité, que cette militante de la première heure a présidée. Après le droit à l’avortement, la loi contre les violences faites aux femmes et le droit d’épouser un non-musulman, les Tunisiennes seraient sur le point de remporter une nouvelle bataille pour l’égalité. Mais tout n’est pas gagné : l’opinion publique est divisée et le parti islamiste Ennahda, qui détient le…

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