Les petits arrangements de Salaheddine Mezouar avec les statuts de la CGEM

"Immixtion, sans titre, dans la gestion de la CGEM," nominations discrétionnaires au sein du bureau... Depuis quatre mois à la tête de la CGEM, Salaheddine Mezouar fait peu de cas des statuts de l’instance patronale, allant jusqu'à désigner 13 % du conseil d'administration en trop.

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Salaheddine Mezouar Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Elu le 22 mai à la tête du patronat au cours du premier scrutin à candidats multiples pour la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) depuis 15 ans, l’avènement de Salaheddine Mezouar avait été salué comme « l’expression d’un formidable exercice démocratique ». Sitôt élu, l’ancien président du Rassemblement national des indépendants (RNI) et plusieurs fois ministres confirmait à la tribune de l’assemblée l’ayant plébiscité qu’il démissionnait du parti qu’il a présidé jusqu’aux élections législatives de 2016, honorant ainsi une promesse de campagne, mais également l’article 4 des statuts de la CGEM qui dispose que « toute prise de position en faveur d’un parti politique […] est, sous peine de sanctions, rigoureusement interdite au sein de la CGEM. » Quatre mois après sa prise de fonction, Salaheddine Mezouar a mis de l’eau dans son vin…

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