Claquez la porte camarades

Par Aicha Akalay

Il le disait à ses jeunes pousses : “Il faut embrasser sans jamais étreindre”. Ceux qui ont été formés à l’école politique de Ali Yata répètent encore aujourd’hui cette règle cardinale – transmise de père en fille – pour évaluer la bonne distance à avoir avec le Palais. Une adhésion convaincue à un système politique, la recherche constante d’un “compromis positif”, mais le refus de la compromission. Car la scène politique a toujours dû se positionner d’abord par rapport au soleil. Par le passé, les zélés, ceux qui se sont trop rapprochés, se sont toujours brûlés. Ce paradigme perdure toujours, sans que certains n’en tirent les conclusions qui s’imposent. Quant aux ouailles du fondateur du PPS, les tempes grisonnantes du parti aujourd’hui, elles disent maintenir ce respect sincère des institutions et du protocole sans céder sur les principes. Raillés par les extrêmes, prompts à moquer le “Petit parti de Sa Majesté”, le PPS s’accroche au pouvoir depuis de trop longues années, mais compte quelques-unes des rares voix politiques qui dénoncent encore les dérives qui nous guettent. L’Exécutif doit gouverner au…

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