Le Palais au PPS: « Il n’y a aucune volonté de nuire au parti »

L'épisode de la suppression du département de Charafat Afilal pourrait bien faire voler en éclat l'alliance PJD-PPS scellée il y a sept ans. Le Palais a-t-il joué un rôle, autre qu'en validant la proposition du PJD en conseil des ministres ? Premiers éléments de réponse.

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PPS / Facebook

C’est avec une barbe blanche immaculée que Nabil Benabdellah a fait sa rentrée politique. Son ancien allié, et compagnon de majorité, Abdelilah Benkirane a bien noté ce détail esthétique, lui qui porte désormais la barbe rasée de près. Comme à son habitude, l’ancien patron du PJD débute ses conversations avec des propos ordinaires, beaucoup de lieux communs, mais que les non-initiés auraient tort de prendre pour de la légèreté. Tout est à interpréter. « Elle te va très bien », dit-il au bout du fil, avant d’apprendre que le leader de gauche s’en est déjà délesté. Mais la déconvenue que Benkirane redoute vraiment n’est pas celle-là. « Il faut préserver ce que nous avons construit », plaide Benkirane auprès de son camarade. Le PPS ne veut plus du PJD, et l’ancien zaïm islamiste le sait.

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