Décès de Aharon Monsonego, grand rabbin du Maroc

Décès de Aharon Monsonego, grand rabbin du Maroc

Le grand rabbin du Maroc, Aharon Monsonego, est mort le 7 août en Israël. Il avait la réputation de grand érudit et de patriote.

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Rav Aaron Monsenego, Grand Rabbin du Maroc et Serge Berdugo, Secrétaire Général du Conseil des Communautés Israélites apposant leurs signatures sur l’Acte d’Allégeance à Sa Majesté le Roi Mohammed VI le mardi 27 juillet 1999, au nom des communautés juives marocaines. Crédit: Communautés Juives du Maroc / Facebook

Aharon Monsonego, grand rabbin du Maroc, n’est plus. Il a rendu l’âme le 7 août au centre hospitalier Shaare Zedek à Jérusalem. Âgé de 90 ans, il a été admis aux soins intensifs hier soir, avant de s’éteindre quelques heures plus tard.

Le rabbin était très malade et a préféré partir en Israël où il a écoulé ses derniers jours, entouré de ses enfants et de sa famille. Son état de santé s’était dégradé après un AVC survenu durant les fêtes de Pessah (du 30 mars au 7 avril).

Né le 9 février 1929 à Fès, Aharon descend d’une grande famille de savants juifs de la capitale spirituelle du Maroc. Il est le fils du grand rabbin du Maroc Yédidia Monsonego. Il fait ses études primaires à l’école juive Em Habanim dans le mellah de Fès, puis part en France où il poursuit de 1945 à 1952 des études à l’école supérieure Talmudique à Aix-les-Bains.

En 1952, la Communauté israélite de Casablanca le sollicite pour prendre la tête de l’école Talmud Torah à Casablanca. De 1954 à 1956, il est aussi professeur à l’Institut rabbinique du Maroc. De 1966 à 1976, il est membre du Comité de la Communauté israélite de Casablanca sous la présidence de Léon Benzaken (ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones au sein du premier gouvernement marocain après l’indépendance).

En 1978, il s’engage auprès de son père dans l’édition d’ouvrages des grands savants juifs marocains. Il lui succède en tant que grand rabbin du Maroc quatre ans plus tard suite à son décès. Dans le cadre de ses fonctions, qu’il occupe également jusqu’à sa mort, il était chargé de chapeauter, du point de vue religieux, la communauté juive au Maroc. Il était notamment chargé de résoudre les litiges au sein de ladite communauté.

«C’est un homme d’une très grande érudition, qui a voué sa vie à l’enseignement et aux œuvres caritatives. Il a fallu un certain temps, en lui forçant quasiment la main, pour qu’il accepte de devenir le grand rabbin du Maroc pour succéder à son père. Il voulait rester dans le cadre du travail sur le terrain», nous confie Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc et le président du Conseil de la communauté israélite de Casablanca.

«Aharon Monsonego était aussi un grand patriote, fidèle à son pays et dévoué à son roi», poursuit Serge Berdugo. Le défunt a été décoré par le roi Mohammed VI lors de la fête du trône en 2008, en reconnaissance des services rendus au Maroc et à sa communauté juive.

Aharon Monsonego devait être enterré le 7 août à 15h30 au cimetière Givat Shaul de Jérusalem.

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