Pour la première fois en une décennie, le coût du risque baisse pour les banques marocaines

Pour la première fois en une décennie, le coût du risque baisse pour les banques marocaines

Le rapport annuel sur la supervision bancaire au titre de l'année 2017 a été présenté, le 23 juillet, par la BAM. Principale conclusion : la baisse significative du coût du risque pour les banques marocaines. Un phénomène qui impacte positivement le résultat net de ces institutions.

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Succursale de la BAM à Casablanca. Crédit: Ennaimi/Flickr.

Voici une bonne nouvelle pour le secteur bancaire marocain. Pour la première en l’espace d’une décennie, le coût du risque a connu une baisse de l’ordre de 28,7% pour atteindre 6,4 milliards de dirhams. C’est l’une des principales conclusions du rapport annuel, au titre de l’année 2017, sur la supervision bancaire présenté le 23 juillet par Hiba Zahoui, directrice de la supervision bancaire à Bank Al Maghrib (BAM). Cette évolution, la première du genre depuis 2008, a également permis au résultat net des banques de s’améliorer de 17,6% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 10,8 milliards de dirhams.

Le produit net bancaire (PNB) du secteur s’est quant à lui accru de 2% pour s’établir à 46 milliards de dirhams. Il se répartit de la manière suivante : 70% de marge d’intérêt, 15% de résultats des opérations de marché et 15% de marge sur les commissions. Pour les neuf groupes bancaires marocains, l’activité bancaire a représenté 92% de la contribution au total actif, suivi par les financements spécialisés à 5%, l’activité d’assurance à 2% et la gestion d’actifs à 1%.

La qualité des actifs s’est aussi améliorée durant l’année 2017, puisque les provisions pour les créances en souffrance sont passées de 42,7 milliards en 2016 à 44,7 milliards de dirhams en 2017, ce qui permet de couvrir 71% des créances en souffrance. Le ratio de solvabilité et celui de tiers 1 (la partie des capitaux propres la plus solide) – respectivement de 13,9% et 11% – sont supérieurs aux exigences minimum requises par Bâle III, la réglementation internationale régissant les activités des banques depuis 2010. Concernant les crédits bancaires, ils ont enregistré une croissance de 3,2%, alors que les crédits aux ménages ont enregistré un taux de progression de 4%.

La présentation du rapport annuel sur la supervision bancaire a également été l’occasion de faire le point sur la situation de la finance participative. La BAM a ainsi annoncé la soumission de deux projets de circulaires devant prochainement être transmis au Conseil supérieur des oulémas. Le premier concerne le financement Istisnaa (financement progressif pour projets) et le second traite des conditions d’exercices de la Caisse centrale de garantie. L’institution, dirigée par Abdellatif Jouahri, a également annoncé la validation, par le CSO, de la convention de compte Mourabaha (modèle en fonction duquel la banque achète un bien qu’elle revend au client) immobilière, automobile et biens de meubles.

A fin juin 2018, le réseau des banques participatives s’est établi à 82 agences. Le financement participatif  a, quant à lui, atteint les 2,2 milliards de dirhams. Le montant total des dépôts est de 1,1 milliard de dirhams pour 43.000 comptes bancaires.

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