Mais où va la majorité ?

Au parlement comme dans les médias, les deux principaux partis de la majorité, le PJD et le RNI, ont déterré la hache de guerre. Fragile, la coalition El Othmani tiendra-t-elle jusqu’au bout ?

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Entre 
les différents partis de 
la majorité, 
des relations courtoises en apparence. Mais dans les faits, les brouilles entre leaders font régulièrement les choux gras des journaux. Crédit: TELQUEL/Rachid Tniouni

Le 9 juillet au parlement, lors de l’examen du rapport de la commission des finances sur les prix des carburants, le ton monte de plusieurs crans entre le RNI et le PJD. Des échanges virulents ont lieu entre la députée Asmaa Ghlalou, du groupe RNI-UC, et Lahcen Daoudi, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance. Les Rnistes ne voulaient pas que le débat tourne en procès des opérateurs du secteur des carburants, et donc de Aziz Akhannouch. Les Pjdistes n’ont pas admis que ce même débat soit l’occasion de montrer du doigt le gouvernement Benkirane qui a libéralisé le marché sans mettre de garde-fous. Une dizaine de jours auparavant, les leaders de la majorité se retrouvaient dans la résidence d’El Othmani pour une réunion au sommet. Aziz Akhannouch accuse alors les bases du PJD d’être derrière la campagne de boycott — pour une grande partie en tout cas. Le…

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