L'Istiqlal sollicite le CNDH pour lever le voile sur le soulèvement du Rif

L'Istiqlal sollicite le CNDH pour lever le voile sur le soulèvement du Rif

Nizar Baraka et le président du Conseil national de l’Istiqlal, Chiba Mae El Ainine, se sont rendus le 17 juillet au siège du CNDH. Les objectifs de ce déplacement : recueillir des documents sur les événements de 1958-1959 dans le Rif et solliciter l’expertise de l’instance.

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Nizar Baraka, secrétaire général de l'Istiqlal, en rencontre avec Driss Yazami, président du CNDH Crédit: twitter.com/nizar_baraka

L’Istiqlal veut lever le voile sur la supposée implication de ses militants dans les événements du Rif de 1958 et de 1959. Dans le cadre de la commission d’enquête, mise en place par le parti de la balance à cet effet, le secrétaire général de la formation, Nizar Baraka, s’est rendu au siège du Conseil national des droits de l’Homme dans le but de collecter des informations sur ces évènements.

Accompagné du président du Conseil national de l’Istiqlal et du président de la commission d’enquête, Chiba Mae El Ainine, le patron du parti à la balance a rencontré Driss Yazami et Mohamed Sebbar – respectivement président et secrétaire général du CNDH. « C’était une rencontre positive dans la mesure où l’initiative de l’Istiqlal constitue un pas inédit en termes de justice transitionnelle », nous déclare Mohamed Sebbar.

Lors cette visite, les deux cadres du parti ont « demandé toute une panoplie de documents historiques sur les événements du Rif « , relate le responsable du CNDH. Et d’ajouter : « Nous sommes prêts à leur apporter l’aide nécessaire à travers des historiens ou des experts de la justice transitionnelle. »

C’est le 10 juillet, à l’issue d’une visite de l’état-major du parti dans la région du Rif, que l’Istiqlal a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête sur l’implication de ses militants dans les événements de 1958 et 1959, une démarche établie dans le but de rétablir « la vérité ». Lors de cette visite dans le nord du pays, Nizar Baraka avait également affirmé que la plus vieille formation politique du Royaume demeure « prête à s’excuser auprès des citoyens de cette région s’il est prouvé que certains de ses membres ont été impliqués dans des tragédies ».

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