Didi, l'amoroso

Par Mehdi Michbal

L’Italie n’a pas participé à la Coupe du Monde. Mais son esprit est là, omniprésent, flottant dans les airs de Moscou comme un opéra de Verdi. Un esprit qui s’est incarné sous des couleurs pour le moins inattendues : celles de la France, que tout oppose en théorie au machiavélisme italien, cette idée de “faire avec ce que tu as entre les mains” et qui a permis de tout temps aux faibles de déjouer la loi du plus fort, du favori. Cela, nous le devons à un homme. Un seul : Didier Deschamps. Un “monstre enfanté par l’Italie”, pour reprendre l’expression de Cesare Maldini, comme toute cette équipe de France de 1998 ou de 2006 qui arrive en finale, en gagne une et en perd une autre, sans produire le beau jeu que les romantiques naïfs du ballon rond sacralisent tant. Les Bleus se sont donc qualifiés pour la finale, leur troisième en vingt ans, et ils la gagneront. Car ils sont tout simplement solides, solidaires, efficaces… En un seul mot…
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