Ce n'est pas une Coupe du Monde, il n'y a ni Allemagne, ni Brésil, ni Argentine, ni Italie, c'est le tournoi du ramadan de la municipalité de Saint-Pétersbourg

Par Réda Allali

Dans quelques jours, la Coupe du Monde sera terminée, il faudra alors prévoir un accompagnement au Boualem pendant cette période de sevrage, il risque de perdre pied. Au moment où nous écrivons ces lignes, le bougre angoisse déjà à l’idée de se retrouver privé de ce qui constitue, pour lui, le plus grand spectacle de la planète. Dans un monde parfait, cette compétition devrait durer toute l’année, c’est la seule façon de pouvoir accepter ce qui se passe ici-bas sans se mettre à déprimer. Oui, c’est l’opium du peuple, mais nous avons cruellement besoin d’opium, voilà la vérité. Il y a certes d’autres formules d’opiacés qui permettent d’arriver au même résultat, mais la Coupe du Monde est de loin la moins dangereuse. C’est un moment magique, où il nous est donné d’apprécier la production collective de trente-deux pays, sur le terrain comme en dehors, et qui autorise tout le monde à les analyser comme il veut, dans un joyeux brouhaha où la rigueur n’est qu’une option parmi d’autres. Voici par exemple un débat tenu dans le salon des Boualem avant…

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