Le cas Daoudi

Un mois après avoir demandé à être déchargé de ses fonctions, le ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance continue à travailler comme si de rien n'était, en attendant un retour du Palais. Une situation inédite, qui met le PJD dans une position inconfortable.

Par

Rachid Tniouni

Il y a presque un mois, Lahcen Daoudi annonçait à son parti sa démission du gouvernement. En cause, le 5 juin, il avait participé à un sit-in des salariés de Centrale Danone devant le parlement. Comportement jugé «inapproprié» par la direction du PJD qui, dès le lendemain, avait tenu une réunion extraordinaire à l’issue de laquelle le parti a émis un communiqué pour saluer «la responsabilité de Lahcen Daoudi de demander sa démission de sa fonction ministérielle». Le lendemain encore, le PJD rétropédalait, affirmant que sa direction n’a pas abordé le sujet de la démission du ministre. «La réunion du secrétariat général n’a pas débattu de la demande de démission de Lahcen Daoudi. Ce n’était pas dans ses prérogatives et ce n’était pas non plus à l’ordre du jour. Aucune des personnes qui ont…

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