Exil : L'horizon incertain des étudiants yéménites

Arrivés pour la plupart avant le début du conflit dans leur pays, près de 300 étudiants yéménites poursuivent aujourd'hui leurs cursus au royaume. Dans l'incertitude de pouvoir retrouver leur terre d'origine, ils tentent de construire leur vie ici.

Par et

AFP PHOTO / Mohammed HUWAIS

Contactés séparément, Rateeb et Khaled nous avaient chacun donné rendez-vous au Café de France, place des Nations Unies à Casablanca, à deux heures d’intervalle. A l’étage du café, entre le brouhaha des discussions et des klaxons, ils étaient pourtant assis à la même table, le sourire franc et le rire facile. Les deux jeunes hommes, l’un songeur et secret, l’autre extraverti, se connaissaient déjà forcément. Tous les deux natifs d’Aden, Rateeb et Khaled, 25 et 24 ans, ont commencé leurs études à Sanaa, la capitale du Yémen. «Si tu entres dans l’ancienne médina de Sanaa, tu ne voudras jamais en ressortir tellement elle est belle», nous promet Rateeb, nostalgique.

Réfugiés malgré eux

Avec son ami, ils sont logés dix mois sur douze dans le Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation de Casablanca, sis avenue Stendhal, en contrepartie d’une somme «dérisoire»….

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