Un appel à suspendre le boycott de Centrale pour "plus de pression" sur Sidi Ali et Afriquia

Un appel à suspendre le boycott de Centrale pour "plus de pression" sur Sidi Ali et Afriquia

Le 4 juillet, un groupe de 42 acteurs politiques, associatifs, universitaires et entrepreneurs a appelé à suspendre le boycott du lait de Centrale Danone pour une durée de 10 semaines.

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Un collectif d’acteurs politiques, associatifs et d’universitaires et d’entrepreneurs appellent à suspendre le boycott du lait de Centrale Danone, pour une durée de 10 semaines, du 7 juillet au 14 septembre. « Une campagne de boycott ne peut s’éterniser, si elle n’apporte pas des résultats concrets, sans perdre son souffle et sa puissance ou sans avoir des répercussions regrettables », expliquent les signataires de cet appel.

Ils engagent les boycotteurs à « donner des signes d’ouverture » envers les propositions du PDG de Danone. Emmanuel Faber s’était en effet engagé à ce que la filiale marocaine du groupe français vende son lait frais pasteurisé à prix coûtant, à plus de transparence, et à mener des consultations auprès des consommateurs afin d’ « inventer un nouveau modèle de gestion de cette marque, de façon à ce que nous appelions, nous, qu’un prix équitable le soit aussi pour le consommateur », déclarait-il le 26 juin à Casablanca.

Parmi les 42 signataires de cet appel, on retrouve notamment l’ancien ministre et secrétaire général du PPS, Moulay Ismail Alaoui, l’homme d’affaires Karim Tazi, l’activiste des droits de l’Homme Fouad Abdelmoumni, le sociologue Mehdi Alioua, l’économiste Rajaâ Mejjati Alami ou encore l’homme de lettres Youness Benkirane.

« Une campagne de boycott qui réalise ses revendications est une campagne réussie. Elle permet de consolider cet « outil » et lui donner raison. Il sera toujours là pour d’éventuelles utilisations ultérieures », affirment-ils. Ils engagent les boycotteur à ne pas « traiter des marques qui s’engagent publiquement dans le sens de la réponse aux attentes ; et celle qui ignorent, méprisent les boycotteurs et leur intelligence de la même manière. »

Une allusion claire à Afriquia et Sidi Ali, puisque le communiqué indique encore que « la suspension pour 10 semaines pour le lait mettra plus de pression sur les deux autres marques qui jusqu’à présent n’ont montré aucune disposition à répondre aux appels des consommateurs, ni même à les écouter». Si les responsables d’Afriquia sont effectivement restés muets, Sidi Ali c’était tout de même « engager à œuvrer auprès des pouvoirs publics à la révision et à la baisse des prix par la réduction des taxes imposées sur les eaux minérales et de sources. »

Cet appel à suspendre le boycott de Centrale Danone souligne enfin que « la décision reste celle des Marocains qui ont donné, durant plus de deux mois et demi, une leçon éloquente de désobéissance civile ». Et de conclure : « Soit il y aura une réponse concrète, soit le boycott reprendra sous une nouvelle forme ».

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