Pour El Othmani, le PAM a créé un "désert politique" dans le Rif

Pour El Othmani, le PAM a créé un "désert politique" dans le Rif

Lors de la première session du dialogue interne de son parti, Saâd Eddine El Othmani s'est attaqué au PAM l'accusant d'être en partie responsable des événements du Rif. Une manière de calmer sa base ?

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Rachid Tniouni / TelQuel

C’est inédit de la part de Saâd Eddine El Othmani. Lors de la première session du dialogue interne du PJD, tenu le 30 juin et le 1er juillet aux environs de Khémisset, le secrétaire général du PJD et chef de gouvernement a tenu de durs propos envers le PAM, premier parti d’opposition.

En substance, le chef de file du PJD a accusé le ministère de l’Intérieur d’avoir favorisé « un parti » dans le Rif, région marquée depuis fin 2016 par un mouvement de protestation populaire.

« L’Administration a fait de son mieux pour imposer un parti politique dans le Rif », a déclaré El Othmani qui a accusé le PAM, toujours sans le nommer, d’avoir été à l’origine d’un « désert politique » dans le Rif.

Ménager les frères ?

Saâd Eddine El Othmani serait-il en train de prendre à son compte les propos de son prédécesseur, Abdelilah Benkirane qui a fait des attaques contre le PAM l’une des marques de son mandat tant à la tête du parti de la lampe que du gouvernement ?

« Je pense que les propos d’El Othmani sont d’abord destinés aux bases du parti pour calmer les esprits », commente Bilal Talidi, politologue et membre du Conseil national du parti. « Je doute que ses déclarations soient destinées au PAM ou encore aux cercles du pouvoir », poursuit Talidi.

Selon des sources internes au PJD, Abdelilah Benkirane a été contacté par la direction du parti pour prononcer l’allocution d’ouverture de ce dialogue interne, mais a décliné l’invitation.

« Des membres de la direction ont été le voir chez lui pour lui demander d’assister au dialogue. Il a refusé arguant qu’une intervention de  lui pourrait attirer des ennuis au PJD », affirment nos sources.

Le dialogue interne du PJD – une série de consultations sur les divergences au sein du parti et sur le contexte politique marocain – se poursuivra jusqu’en novembre par d’autres sessions. La prochaine est programmée pour fin juillet.

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