Lobbys, pressions... Le gouvernement écarte le parlement pour réguler les prix à la pompe

Le gouvernement s'apprête à prendre une mesure fixant le prix des hydrocarbures. Face à la montée des prix, accompagnée de l'augmentation des marges de bénéfices des pétroliers, l'Exécutif souhaite trancher sans que le parlement ait droit au chapitre. Explications.

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Le député Abdellah Bouanou, qui préside la mission d'information parlementaire 
sur les prix des hydrocarbures, aux côtés des ministres PJD Aziz Rabbah (à d.) et Lahcen Daoudi (à g.), lors de la séance du 15 mai. Crédit: RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Le gouvernement s’apprête à promulguer un texte devant fixer les prix des carburants à la pompe. « Ce sera une circulaire émanant de mon département, ou un décret ministériel. J’exécuterai quand le gouvernement aura décidé », nous déclare Lahcen Daoudi, ministre – démissionnaire – des Affaires générales. Signant un retour remarqué au parlement le 25 juin, il affirme que son département chapeautera cette opération qui devrait prendre effet au courant de l’été. « Nous allons fixer les prix avec un seuil à ne pas dépasser, ce qui va nécessairement plafonner les marges », nous explique Lahcen Daoudi. À travers son ministre des Affaires générales, le gouvernement El Othmani assure « disposer des moyens pour suivre le cours du baril à l’international et la fluctuation du dollar ». En ce sens, le choix de porter la fixation des prix au niveau de l’Exécutif, sans emprunter le circuit législatif, s’expliquerait…

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