Riyad, l’arrogance après la discrétion ?

Par Omar Saghi

Personne n’aime l’Arabie Saoudite. Voilà un constat qui ne souffre guère d’exception. Ni ses alliés arabes, ni ses partenaires occidentaux. Cela est si vrai que l’on ne s’arrête plus sur ce qui est pourtant une nouveauté : une diplomatie habituellement discrète en train de se muer en comportement agressif. Les dernières positions “footballistiques” du pays, son acharnement sur le Qatar… on aurait tort de voir dans ces attitudes la confirmation d’une malignité naturelle des Saoudiens. En réalité, l’Arabie Saoudite se métamorphose. D’où la difficulté pour ses interlocuteurs internationaux de comprendre ses attitudes, qui s’apparentent à des ruades erratiques et aveugles.

“Les attitudes de l’Arabie Saoudite s’apparentent 
à des ruades erratiques 
et aveugles”

Omar Saghi
Longtemps, le système diplomatique arabe ressemblait à un atome à deux noyaux. L’Egypte et l’Arabie Saoudite constituaient, depuis le retournement égyptien de 1970, le couple central autour duquel gravitaient le reste des astres orientaux. Et dans cette double étoile, le partage des tâches était clair : à l’Egypte la surface médiatique, les prises de position, les lauriers de la gloire ; à l’Arabie Saoudite, les cordons de la bourse,…

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