Nous allons gagner parce que nous avons assez perdu. Il doit bien y avoir une règle qui fixe une limite à la souffrance endurée par les supporters

Par Réda Allali

Zakaria Boualem s’apprête à vivre une fin de semaine exceptionnelle. Il y a l’Aïd le petit qu’on attend depuis un mois, qui coïncide avec le démarrage d’une Coupe du Monde qu’on attend depuis quatre ans, et un match de l’équipe nationale qu’on attend depuis deux décennies, c’est trop pour une seule journée. Imaginez un peu qu’au plaisir phénoménal d’un petit déjeuner vienne se superposer celui d’une glorieuse victoire contre les Iraniens : notre héros pourrait bien se retrouver submergé d’un tel volume émotionnel qu’il ne saurait comment festoyer. On pourrait bien se retrouver dès le vendredi soir avec une cohorte de supporters en jellabas à Aïn Diab agitant le drapeau national la bouche pleine, ce serait très beau. Il faut dire que pour le Boualem, la Coupe du Monde est un évènement spécial. Il se souvient de toutes les éditions, des résultats, et même de l’endroit où il était assis aux moments clés. Pour être honnête, il a plus de facilité à réciter les quarts de finale de 1994 que ceux de la dernière édition, allez savoir pourquoi, mais il a…

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