“Laisse-le pourrir”, le nouveau hashtag qui s'attaque à la hausse du prix du poisson

“Laisse-le pourrir”, le nouveau hashtag qui s'attaque à la hausse du prix du poisson

Après Afriquia, Sidi Ali et Centrale Danone, la campagne de boycott s'attaque désormais au poisson, dont les prix auraient "explosé" dans les marchés du Royaume.

Par

Bob Williams

Lassés de voir les prix du poisson « exploser » en ces premiers jours du mois sacré de ramadan, des internautes ont lancé un nouveau hashtag, #خليه_يخناز (« laisse-le pourrir »), reprenant une formule similaire à celle utilisée pour appeler au boycott du lait commercialisé par Centrale Danone, #خليه_يريب (« laisse-le cailler »).

Cette nouvelle campagne sur les réseaux sociaux dénonce particulièrement l’augmentation du prix de la sardine, dont la consommation décuple lors du mois de ramadan. Pour les boycotteurs, « il est inconcevable que le kilo de sardine se vende à 20 dirhams dans un pays qui jouit de plus de 3.500 km de littoral ».


« Je jure par Dieu de ne pas acheter de sardine, ni aucun autre poisson »

Nos confrères de Telquel Arabi ont observé une « hausse record » des prix du poisson au marché de Sbata à Casablanca, où le kilo de sardine ne se vend pas à moins de 25 dirhams et s’écoule même par endroits à 30 dirhams. Un chiffre « exorbitant« , comparé au prix de vente habituel de 10 à 15 dirhams. Pour les commerçants, cette flambée des prix s’explique partiellement par la différence entre l’offre et la demande.

« Dès le matin et avant même l’ouverture de mon magasin, je reçois des commandes par téléphone de clients qui craignent que la rupture de stock au moment de la sortie du travail« , confie un des poissonniers à Telquel Arabi. Il ajoute que la marchandise « est sujette à la spéculation » dans les marchés de gros.

Il accuse par ailleurs « des intermédiaires qui se sont immiscés dans le circuit de vente« . Ceux-ci auraient notamment décidé de « frigorifier certains poissons tels que la sole, le pageot, l’anguille et la courbe, dans le but de les revendre au prix double lorsque les stocks s’épuisent dans les marchés de gros« , affirme-t-il.

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