Rahma Bourqia, “L’école ne porte pas encore notre projet de société”

Dans Penser l’école, penser la société, son dernier ouvrage, la sociologue et anthropologue dresse un bilan sombre du système éducatif marocain. Pour elle, l’école 
est à l’image de la société et cristallise toutes les incapacités d’évolution vers le progrès.

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Rahma Bourqia, sociologue et anthropologue, a été la première femme à présider une université. Elle a également participé à la réforme du Code de la famille. Crédit: Margaux Mazellier / TelQuel

Dans Penser l’école, penser la société, son dernier ouvrage, la sociologue et anthropologue dresse un bilan sombre du système éducatif marocain. Pour elle, l’école 
est à l’image de la société et cristallise toutes les incapacités d’évolution vers le progrès.

“Notre école est à l’image de notre société : sous pression”, lance Rahma Bourqia dans l’intimité de son bureau situé à Hay Riad à Rabat. Première femme à avoir été présidente d’université, la sociologue et anthropologue, qui a également participé à la réforme du Code de la famille, dirige depuis trois ans l’Instance nationale d’évaluation auprès du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS). Donc, lorsqu’il s’agit d’aborder l’école marocaine et son évolution, Rahma Bourqia sait de quoi elle parle. Dans son dernier ouvrage, Penser l’école, penser la société, publié aux éditions La Croisée des Chemins, l’experte nous offre ses réflexions sociologiques sur l’éducation au Maroc. Pour elle, entre l’école et la société fonctionne un effet de miroir. “Le produit de l’éducation est dévalorisé et critiqué et (…) l’institution éducative perd sa capacité à mener la…

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