Notre pays est une immense usine à désillusion, il brise les potentiels, les rêves. Oui, ici on avorte les talents

Par Réda Allali

Cette semaine, et sans plus de formalités, Zakaria Boualem va vous parler de la communauté des Ma- rocains expatriés, qu’on ne sait plus très bien s’il faut les appeler RME ou MRE d’ailleurs. Ou la jalia, pour les intimes. Pour commencer, un rapide petit tour sur Internet permet de constater qu’elle est très nombreuse tbarkallah. Nous produisons énormément de candidats à l’exil, ce sont les chiffres officiels qui le disent. Pour trouver pareil exode, il faut se comparer à des pays en proie à une guerre civile ou à une série de catastrophes naturelles, c’est un peu vexant. Régulièrement, nous entendons parler de nos compatriotes qui s’illustrent à l’étranger pour des initiatives catastrophiques. Inutile d’entrer dans les détails, vous avez compris de quoi il s’agit. Oublions un peu ces tristes sires, et venons-en au sujet, cette introduction devient pénible. Boualem, aujourd’hui, va vous raconter le parcours d’un ami à lui, un certain Driss. Une enfance dans une zone qu’on va pudiquement qualifier de défavorisée, et une passion pour la boxe…
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Parution: Autopsie de nos champions nationaux