Les milliards de l'OCP

Pour développer ses capacités de production 
dans les axes centre et sud du pays, le géant mondial des phosphates a besoin d’investir une centaine 
de milliards de dirhams. Où compte-t-il les trouver ? 
En procédant notamment au recouvrement de 
sa créance de TVA auprès de l’État, qui s’élève 
à 20 milliards. Le point.

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Le site de transformation des phosphates de l'OCP à Jorf Lasfar Crédit: DR

Un “petit” chiffre pour se rafraîchir la mémoire et se rappeler l’ampleur des moyens mis en œuvre : 20 milliards de dollars en vingt ans. C’est ce que vont représenter, à terme, en espèces sonnantes et trébuchantes, les vastes programmes de développement du géant national et mastodonte mondial des phosphates. L’Office chérifien des phosphates (OCP) enchaîne les programmes de développement et les joint-ventures, avec pour objectif de produire davantage de produits à haute valeur ajoutée, notamment les fameux engrais phosphatés bien plus “bankables” que la roche, dont le premier exportateur mondial maîtrise depuis longtemps la production. Cette semaine, l’entreprise a tenu son conseil d’administration, annonçant dans la foulée, le 22 mars, ses résultats financiers. Le point d’orgue de cette sortie est la validation d’un second plan d’investissement, activé après la…

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