Le Hirak pris en otage

Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants dans la ville minière ont soulevé une interrogation sur la trajectoire empruntée par le Hirak local. A tour de rôle, Al Adl Wal Ihsane, les “barons du charbon” ainsi qu’Annahj Addimocrati sont accusés d’être derrière la recrudescence du mouvement contestataire.

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Le Hirak de Jerada a une nouvelle revendication : la libération des manifestants arrêtés. Crédit: AFP / Fadel Senna

Deux jours après les échauffourées suite à la décision d’une cinquantaine de mineurs, rejoints par la population, d’entamer une grève dans les puits clandestins, la tension est toujours à son comble à Jerada. Un dispositif sécuritaire accru donne à la cité minière l’air d’être en état de siège. Prenant la parole autour de cinq points de rassemblement, les habitants discutent jusque tard dans la nuit d’“agressions subies”, de “revendications légitimes reléguées aux oubliettes” et de la “vague d’arrestations” qui s’en est suivie. Leur déclaration finale est sans équivoque : cinq marches simultanées pour le lendemain et la constitution d’un comité des détenus. Car, désormais, le Hirak de Jerada inclut un nouvel axe dans son cahier revendicatif : la libération des manifestants arrêtés, “une condition pour rétablir le dialogue”, avance le leader Abdelhak Kerboub….

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