Sommet de l'UA : la libre-circulation des personnes en 2018, Sissi président en 2019

Le 30e sommet des chefs d’Etat de l'Union africaine s’est ouvert ce dimanche 28 janvier à Addis-Abeba. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la passation de pouvoir entre Alpha Condé et Paul Kagame et a été l’occasion de dresser le bilan de l’année 2017 et de présenter les objectifs pour l’année en cours.  

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Crédit: Commission de l'UA

De notre envoyé spécial à Addis-Abeba

C’est ce dimanche 28 janvier que s’est ouvert le 30e  sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine à Addis-Abeba. Une rencontre à laquelle ont pris part une quinzaine de chefs d’Etats africains parmi lesquels trois nouveaux présidents : l’Angolais Joao Lourenco, le Zimbabwéen Emmerson Mnangawa et le Libérien George Weah. L’ancien Ballon d’or, qui a prononcé un discours à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, a été accueilli par un tonnerre d’applaudissement dans la salle et a été particulièrement salué par le président sortant de l’UA, Alpha Condé.

Vers une libre-circulation des Africains ?

Ce dernier s’est d’ailleurs félicité du sérieux des chefs d’Etats désignés comme champions africains dans la remise des plans d’action relatifs à leurs domaines respectifs. Pour rappel, le roi Mohammed VI a été désigné champion de la migration et a remis, dans le cadre de cette fonction, un agenda africain pour la migration. Celui-ci devrait être présenté le 29 janvier par le Chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani qui a été chargé de représenter le souverain à Addis-Abeba.

Lors de son discours, le président guinéen a également annoncé que le président égyptien Abdelfattah Al Sissi présidera  l’organisation en 2019.  Pour rappel, c’est le Rwandais Paul Kagame qui dirigera l’organisation en  2018. La cérémonie d’ouverture a d’ailleurs été le théâtre d’une passation de pouvoir entre les deux Chefs d’Etats. Pour rappel, le président Kagame est chargé du projet de réforme de l’UA.  Lors de son premier discours en tant que président de l’UA, le chef d’Etat a affirmé que la mise en place de la libre-circulation des personnes ainsi que la création d’un passeport africain sont réalisables en 2018.

Implication africaine dans le dossier du Sahara

La cérémonie d’ouverture de ce 30e sommet des chefs d’Etat de l’UA  a également été marquée par le discours du président de  la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahmat, qui a fait le bilan de l’action de l’organisation près d’un an après sa prise de fonction.  Alors que l’année 2017 devait être dédiée à la jeunesse, le Tchadien s’est félicité des « mesures et initiatives » prises pour aider la jeunesse en termes d’emploi et de formation professionnelle tout en appelant les Etats africains qui ne l’ont pas fait à signer une charte pour la jeunesse. Le président de la Commission de l’UA a également annoncé son intention de nommer une envoyée spéciale pour la jeunesse. Le responsable a d’ailleurs fixé le prochain sommet de l’UA, qui aura lieu au mois de juillet à Nouakchott, comme délai à ces pays africains pour atteindre cet objectif.

Le président de la Commission de l’UA  a également plaidé pour une accélération de l’intégration africaine et a annoncé, dans ce sens, que la première phase des négociations concernant la Zone de libre-échange continentale (ZLEC)  « a été franchie avec succès ».  Selon nos informations, un sommet extraordinaire consacré à cette question aura lieu au mois de mars prochain à Addis-Abeba.  Le Tchadien a également appelé les chefs d’Etats et de gouvernement présents sur place à adopter l’accord relatif à cette zone. Evoquant les différents conflits sur le continent africain, le Tchadien a effleuré la question du Sahara  en faisant part de son « espoir de voir cette situation enfin résolue ». Il a notamment affirmé que l’Afrique peut contribuer à la résolution du conflit « en appui aux Nations Unies ».

En plus de Saad Eddine El Othmani, la délégation marocaine est également composée du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et du tout nouveau ministre délégué chargé de la coopération africaine, Mohcine Jazouli, arrivé le 27 janvier à Addis-Abeba.

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