Abdelhak Khiame : « Ce qui s’est passé à Barcelone m’a vraiment fait peur »

Dans un entretien accordé à l’agence de presse AP, le directeur du BCIJ a déclaré que le Maroc « doit adopter une nouvelle stratégie » en vue de surveiller les citoyens marocains radicalisés en dehors du territoire national. Abdelhak Khiame propose même l'ouverture de bureaux à l'international. 

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Abdelhak Khiame. Crédit : Yassine Toumi.

Vers une nouvelle stratégie marocaine de lutte contre le terrorisme ? C’est ce que suggèrent les déclarations accordées par le directeur du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), Abdelhak Khiame, à l’agence de presse américaine Associated Press dans un entretien publié ce mercredi 20 septembre. Réagissant à une question concernant les attentats de Barcelone et de Cambrils, le patron du « FBI marocain » comme on surnomme le BCIJ, a affirmé que le royaume « doit maintenant adopter une nouvelle stratégie » afin de « contrôler […] surveiller, et rassembler des informations » sur les citoyens radicalisés en dehors du territoire marocain.

Dans cet entretien, le patron du BCIJ avoue même que «  ce qui s’est passé à Barcelone [l’] a vraiment effrayé. Ce sont tous des jeunes d’origine marocaine, leurs parents étaient Marocains, mais ils n’avaient aucune connexion avec le Maroc si ce n’est leurs origines et leurs familles ». Le responsable sécuritaire n’a pas donné plus de précision sur la stratégie qu’il compte adopter, mais a insisté sur la nécessité d’une coopération des services de renseignements et a indiqué que le BCIJ tente d’installer des bureaux dans les « pays partenaires » du Maroc.

Le directeur du BCIJ a également livré un bilan chiffré sur l’action de son institution. Il a ainsi indiqué que 85 hommes , 14 femmes et 27 enfants sont revenus des zones de conflits et ont été arrêtés par les éléments du BCIJ. Khiame a également estimé à 1 664  le nombre de Marocains figurant dans le contingent de l’État islamique actuellement.

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